23.03.2008
"Les copains d'abord" Georges Brassens
Ou comment parfois, j'aimerais avoir un radeau pour faire déguerpir mes copines.

Ma vie est un désastre. Mais ça vous commencez à le savoir. Sauf que mes copines vous les connaissez pas encore. Je vous situe la scène que vous soyez pas perdu.
Ce matin, comme prévu si je ne la rappelais pas, Noisette a débarqué à midi tapante sur mon paillasson et a tambouriné à ma porte comme une dératée. Moi j'ai éteint la lumière (Voui quant il pleut il fait sombre chez moi, même à midi), et je me suis cachée. J'vous l'accorde, c'est pas très glorieux mais vous voyez ça va faire quarante huit heures que je n'ai rien ingéré de solide, j'ai la tignasse comme une botte de foin qui a trop séché au soleil et le teint de plus en plus cadavérique. Bref, le tableau, même Noisette j'avais pas envie qu'elle le voit. Finalement, elle s'est acharnée une bonne demi-heure et puis elle a laissé tomber. J'croyais que j'en avais fini avec elle au moins pour quelques jours mais c'était sans compter sur la pugnacité de mes copines.
Donc me voilà, assise derrière ma porte d'entrée, mon ordinateur portable sur les genoux, avec trois lionnes en furie de l'autre côté du mur, entrain d'hurler à qui veut bien l'entendre que j'exagères. Mes voisins sont sans doute ravis : plus besoin d'attendre 13h, TF1 et les feux de l'amour pour vivre un drame en couleur, je suis là.
Noisette est donc partie, non pas pour rentrer gentiment chez elle et continuer à converser avec mon répondeur, mais pour aller chercher du renfort. La voilà donc de retour, accompagnée de Lola (meilleure amie numéro 2) et de Lison (meilleure amie numéro 3), toutes bien décidées à me faire sortir de chez moi, par quelques moyens que ce soit.
- Bordel Plume si t'ouvres pas cette putain de porte, j'te jure qu'on passe à travers. (Ca c'était Lison, en direct de ma cage d'escalier, envoyée spéciale de ma vie pour mes voisins d'à côté).
-Cassez-vous, j'veux mourir.
- Ecoute chérie, c'est un con, on le pensait toutes avant, on continue à le penser aujourd'hui. Il ne te mérite pas. Allez ouvre. (Vous noterez toute la douceur de Lola, même en période de crise).
- T'entends ? Ouvre on t'a dit (Noisette, l'instigatrice du carnage).
- Naaaaaaan, lâchez moi.
- BON ÉCOUTE POUPÉE, DIMANCHE OU PAS, ON SORT CE SOIR, ET AVEC TOI. Et pour ta gouverne, à trois on commencera à se jeter chacune notre tour frénétiquement sur ta vieille porte jusqu'à ce qu'elle s'ouvre.
Et toutes en coeur, je les ai entendues compter : UN, DEUX...
J'ai ouvert évidemment. Un serrurier à payer, cela eut-été le bouquet !
- AH Bonjour chérie ! Bon allez douche, brushing, mini, décolleté, sandwich, un verre de vodka, et on y va.
22:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arrête de pleurer pénélope, radeau, brassens, copine, porte, sortie, vodka
22.03.2008
"Le téléphone pleure" (Claude François, trente ans déjà, huhu !)
Où comment faire enrager ses amies les plus sincères...
Voilà, en gros, ce que cet enfoiré de V. fait subir à mes amies (bon, ok, si je répondais à mon téléphone, ça se réglerait tout seul, oui mais non, pas envie de parler, envie de rien d'ailleurs).
Ci-dessous, le dixième message laissé par Noisette sur mon répondeur ces deux derniers jours :
"EH, OH !! Tu te fous de ma gueule ? Pas que ça me fasse suer de discuter avec ton répondeur, hein ! Nan, Nan, il est vachement sympa, il est toujours d'accord avec moi et puis il la ramène pas. Mais les soliloques, ça va cinq minutes tu vois. ALors 48 heures n'en parlons pas !! Il t'arrive quoi là ? Tu te fous de moi, t'as l'intention de te transformer en vieille fille aigrie ? Tu vas t'acheter des chats ? Tu vas devenir alcoolique ? J'suis sûre que tu t'enfiles les verres de Vodka toute seule devant ta télé à pleurnicher comme une quiche. Juste parce qu'il t'a quitté ? OUI JE SAIS ! Il me l'a dit. Oui je l'ai croisé, hier, en ville. Parce que figure toi que lui il respire, il sort, il vit encore quoi. Dis tu comptes faire la morte combien de temps là ? Je te préviens si tu m'appelles pas demain matin, je passe te chercher et on sort ok. T'auras plus le choix. Et de toute façon....BIP BIP BIP "
"Putain de répondeur il m'a coupé la chique. T'as vu en fait quant il en a marre, il me raccroche à la gueule lui aussi. Quel salaud ton répondeur. Je te disais donc, de toute façon, V. est un enfoiré affectif, je te l'avais dit. Tu sais ce qu'il m'a dit quand je l'ai croisé. Qu'il partait suivre le groupe de rock de son pote, comment ça s'appelle déjà ? , bref, tu vois de quoi je parle, donc il part avec eux en tournée dans les pays de l'est pendant trois semaines. Tu vois, il va faire la fête tous les soirs et s'éclater dans des pays étrangers et toi tu vas te morfondre avec un pot de glace et de la vodka ???? Bordel, réveille toi, merde ! Il te mérite pas, putain . Bon tu me rappelles ou demain, je débarque sans prévenir. Allez bisous chérie. A demain ".
Moi, à l'écoute de ce message : "bouhouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu, il fait la fête, il part en voyage, il est heureuuuuux sans mouaaaaaaw, bou houuuuu, l'est où le pot de Nutella ? "
23:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : téléphone, nutella, voyage, pleure, claude françois, pays de l'est, enfoiré affectif
21.03.2008
Comment se ridiculiser avec comme simple accessoire un téléphone portable

C'est sans doute parce que je n'ai rien avalé de la journée. Ou bien parce que je n'ai pas dormi de la nuit. En tout cas, j'ai vraiment l'air ringard à présent. Et puis, évidemment, je n'ai jamais eu l'idée de lui demander son code de messagerie. Bah oui, vous pensez, j'étais à cent lieux d'imaginer qu'un jour j'en aurais besoin pour effacer un après-midi entier de folie.
J'vous explique. Mon téléphone, depuis ce matin, il n'arrête pas de sonner. Mais quand je dis qu'il n'arrête pas, j'exagère rien. J'ai eu des dizaines de coup de fil de, sans préférence et dans le désordre, ma mère, les trois surexcitées qui me servent de meilleures amies, plusieurs copains, mon directeur de formation. J'ai répondu à personne. Forcement. Je n'ai pas envie de parler. J'ai passé le stade de la glace avalée par pot pour ne plus rien manger du tout. J'ai bien envie de boire quelques verres de vin, voire quelques bouteilles, mais pour ça il faudrait que je sorte, et sortir non plus ça m'intéresse pas. Je ressemble à un tableau de MÜnch avec mes gros yeux humides et gonflés et mon teint cadavérique. Bref, j'ai pas non plus envie de me griller auprès de tous les apollons de mon quartier...on sait jamais.
Mais revenons plutôt à nos moutons, ou devrais-je dire à nos coups de fil.
Ce matin, donc, sans rien dans le ventre ni même dans la tête j'ai appelé V., on va l'appeler comme ça, parce que écrire son prénom en entier, ça non plus je peux pas. Je l'ai appelé et il n'a pas répondu. J'ai pas laissé de message tout de suite vous voyez...j'ai attendu mon 14 ème appelle pour lui demander gentiment de me rappeler. Ensuite j'ai maudit la technologie qui laisse s'inscrire le nombre de coup de fil sur l'écran des portables, je l'ai maudit pendant une bonne heure avant d'appeler encore. Au final, je crois que j'ai laissé 8 messages, montant crescendo : le premier j'étais tendre comme une louve. Le second un peu moins. Le huitième agressive comme une hyène. Le plus marrant c'est que la journée est loin d'être finie, que je suis finalement sortie (pas pour la bouffe hein, pour trois bouteilles de vin blanc moelleux, voui môsieur), et que la soirée sera longue.
Quant à ma boîte vocale, elle explose. Surtout des messages de Noisette, Lola et Lison, mes supers copines, qui ont l'air d'en avoir sérieusement marre de se taper mon répondeur, et qui me le dise en l'insultant (le répondeur) et le pire, ça me fait même pas sourire.
Je hais les coups du destin et mon absence de volonté. L'est où la bouteille de vin ??????
18:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ridicule, münch, accessoire, téléphone, répondeur, message, vin
20.03.2008
first but not least
Voilà, cette nuit fut la première sans lui, et pas la dernière forcément. Hier soir, j'ai opté pour la glace et la bouteille de vin blanc moelleux, plutôt que la fenêtre. J'me suis tapée un pot et demi de ben&jerry's vanille-pékan (si si c 'est possible), deux bouteilles de vin, tout ça en matant la nouvelle star dans mon salon déserté par lui. Lui justement, j'ai déjà failli l'appeler 150 fois depuis hier mais j'ai résisté à l'appel de la vengeance (ou de la souffrance) et je l'ai pas harcelé (pas encore).
Heureusement hier soir, y avait ma copine Noisette sur le net (je l'appelle comme ça mais c'est juste un surnom hein, dans la vie, y a que moi qui aie un prénom ridicule). Donc, on discutait et on a regardé la Nouvelle Star et l'émission de Delarue ensemble. Elle m'a dit que vu que j'étais vraiment malheureuse, ça me donnait le droit de regarder des émissions débiles, de prendre deux kilos en une soirée et de me bourrer la gueule toute seule. Elle a même bu quelques verres derrière son écran pour m'accompagner, c'était vachement cool de sa part. En fait, hier soir, on était des cybercolocs. C'est un nouveau concept que je viens d'inventer. Là, tout de suite, je me dis que je devrais peut-être le déposer, au cas où l'idée fasse des pépettes un jour.
Bref Noisette, c'est ma cybercoloc. Normalement, on se voit tous les jours (c'est ma meilleure amie, tu vois) mais comme j'ai déménagé super loin d'elle pour suivre une formation d'un an, on bénit chaque jour Dieu, Allah et confrères pour avoir mis l'idée d'inventer Internet dans la tête des hommes.
Hier soir, je me suis donc couchée bourrée, grosse et accro au net et à la Nouvelle Star. J'avais une envie folle de l'appeler pour lui dire de revenir,que j'étais malade, complètement malade (qu'il m'avait vidé de tout mon sang, etc) mais finalement le moelleux m'a sauvé : j 'suis tombée comme une masse sur l'oreiller.
Ce matin, je me réveille encore bourrée, toujours accro à la Nouvelle Star, plus grosse de deux pots de glace et complètement malheureuse.
Ca promet !
08:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nuit, amour, nouvelle star, internet, meilleure amie, surnom, glace
19.03.2008
C'est moi qui te quittes !
Cinq jours sans nouvelles au bout de 3 ans d'histoire et d'un an de cohabitation, ça fait beaucoup. Beaucoup trop. Même pour une fille ultra-indépendante-même-pas-peur-de-l'avenir comme moi. Alors le cinquième soir où j'ai attendu en vain que la porte de l'appart s'ouvre, j'ai appelé. "T'es ou dit ?, t'es pas mort ?, tout va bien, tu reviens quand ?" . Le bougre à l'autre bout du fil, il avait vraiment pas la langue pendue. Il m'a juste annoncé, comme si de rien : "j'suis chez ma mère". Moi : "pourquoi ??". Lui : "pourquoi pas". Le pire quand on se fait larguer, c'est quand on a rien vu venir avant. Quand la vie à deux était sans nuages, presque rose bonbon.
On a discuté comme ça 10 bonnes minutes. Enfin, c'est surtout moi qui parlait. Lui, il disait "oui" et surtout "non". Au final, j'étais super énervée et pis je comprenais rien de ce qu'il se passait. C'est l'histoire de ma vie faut dire. Alors, là, comme ça, pour le faire réagir, j'lui ai dit "quoi, tu veux me quitter c'est ça ?". Et ce con a répondu "oui". Sur le coup, j'ai cru qu'il rigolait mais en fait c'était tout sauf une blague. Pour commencer j lui ai dit "naaaaaaaaaaaan ne me quittes pas...(on a vu mille fois rejaillir le feu d'un ancien volcan qu'on croyait trop vieux)", tout ça. Mais comme il démordait pas, et qu'apparemment, sans me prévenir, il avait déjà pris sa décision depuis quelques temps déjà, j'ai hurlé "c'est mouaw qui te quittes" et je lui ai raccroché au nez.
Mais là, deux heures plus tard, un doute m'assaille. Quelqu'un peut m'expliquer comment c'est possible qu'il m'ait largué sans même me l'avoir dit. Il a juste eu à répondre un vieux "oui" à MA question. Les hommes devrait s'appeler lâcheté, en somme. Là, tout de suite, maintenant, j'hésite entre descendre le pot de glace ben&jerry's vanille-noix de pékan, faire un grand feu de joie avec toutes ses affaires ou les jeter par la fenêtre, moi avec.
Je hais les mecs.
20:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, haine, rupture, angoisse, fin, histoire d'amour, blog


