20.03.2008

first but not least

1709209341.jpgVoilà, cette nuit fut la première sans lui, et pas la dernière forcément. Hier soir, j'ai opté pour la glace et la bouteille de vin blanc moelleux, plutôt que la fenêtre. J'me suis tapée un pot et demi de ben&jerry's vanille-pékan (si si c 'est possible), deux bouteilles de vin, tout ça en matant la nouvelle star dans mon salon déserté par lui. Lui justement, j'ai déjà failli l'appeler 150 fois depuis hier mais j'ai résisté à l'appel de la vengeance (ou de la souffrance) et je l'ai pas harcelé (pas encore). Heureusement hier soir, y avait ma copine Noisette sur le net (je l'appelle comme ça mais c'est juste un surnom hein, dans la vie, y a que moi qui aie un prénom ridicule). Donc, on discutait et on a regardé la Nouvelle Star et l'émission de Delarue ensemble. Elle m'a dit que vu que j'étais vraiment malheureuse, ça me donnait le droit de regarder des émissions débiles, de prendre deux kilos en une soirée et de me bourrer la gueule toute seule. Elle a même bu quelques verres derrière son écran pour m'accompagner, c'était vachement cool de sa part. En fait, hier soir, on était des cybercolocs. C'est un nouveau concept que je viens d'inventer. Là, tout de suite, je me dis que je devrais peut-être le déposer, au cas où l'idée fasse des pépettes un jour. Bref Noisette, c'est ma cybercoloc. Normalement, on se voit tous les jours (c'est ma meilleure amie, tu vois) mais comme j'ai déménagé super loin d'elle pour suivre une formation d'un an, on bénit chaque jour Dieu, Allah et confrères pour avoir mis l'idée d'inventer Internet dans la tête des hommes. Hier soir, je me suis donc couchée bourrée, grosse et accro au net et à la Nouvelle Star. J'avais une envie folle de l'appeler pour lui dire de revenir,que j'étais malade, complètement malade (qu'il m'avait vidé de tout mon sang, etc) mais finalement le moelleux m'a sauvé : j 'suis tombée comme une masse sur l'oreiller. Ce matin, je me réveille encore bourrée, toujours accro à la Nouvelle Star, plus grosse de deux pots de glace et complètement malheureuse. Ca promet !

19.03.2008

C'est moi qui te quittes !

Cinq jours sans nouvelles au bout de 3 ans d'histoire et d'un an de cohabitation, ça fait beaucoup. Beaucoup trop. Même pour une fille ultra-indépendante-même-pas-peur-de-l'avenir comme moi. Alors le cinquième soir où j'ai attendu en vain que la porte de l'appart s'ouvre, j'ai appelé. "T'es ou dit ?, t'es pas mort ?, tout va bien, tu reviens quand ?" . Le bougre à l'autre bout du fil, il avait vraiment pas la langue pendue. Il m'a juste annoncé, comme si de rien : "j'suis chez ma mère". Moi : "pourquoi ??". Lui : "pourquoi pas". Le pire quand on se fait larguer, c'est quand on a rien vu venir avant. Quand la vie à deux était sans nuages, presque rose bonbon. On a discuté comme ça 10 bonnes minutes. Enfin, c'est surtout moi qui parlait. Lui, il disait "oui" et surtout "non". Au final, j'étais super énervée et pis je comprenais rien de ce qu'il se passait. C'est l'histoire de ma vie faut dire. Alors, là, comme ça, pour le faire réagir, j'lui ai dit "quoi, tu veux me quitter c'est ça ?". Et ce con a répondu "oui". Sur le coup, j'ai cru qu'il rigolait mais en fait c'était tout sauf une blague. Pour commencer j lui ai dit "naaaaaaaaaaaan ne me quittes pas...(on a vu mille fois rejaillir le feu d'un ancien volcan qu'on croyait trop vieux)", tout ça. Mais comme il démordait pas, et qu'apparemment, sans me prévenir, il avait déjà pris sa décision depuis quelques temps déjà, j'ai hurlé "c'est mouaw qui te quittes" et je lui ai raccroché au nez. Mais là, deux heures plus tard, un doute m'assaille. Quelqu'un peut m'expliquer comment c'est possible qu'il m'ait largué sans même me l'avoir dit. Il a juste eu à répondre un vieux "oui" à MA question. Les hommes devrait s'appeler lâcheté, en somme. Là, tout de suite, maintenant, j'hésite entre descendre le pot de glace ben&jerry's vanille-noix de pékan, faire un grand feu de joie avec toutes ses affaires ou les jeter par la fenêtre, moi avec. Je hais les mecs.